Travailler en freelance : le guide complet (métiers, statut, rémunération…)

Le travail en freelance séduit de plus en plus de personnes avides de découvrir un mode de fonctionnement plus libre.

travail freelance à domicile

Mais inventer son propre métier et en vivre, ça se prépare un minimum :

Quelles sont les qualités d’un vrai freelance ? Quels sont les métiers possibles ? Où trouver des missions et des clients ? Quel statut juridique choisir ? Comment se former quand on est travailleur indépendant ?

On vous dit tout dans ce guide complet du travail en freelance.

Le travail en freelance, c’est quoi ?

Le travail en freelance – qu’on écrit parfois « free-lance » –, séduit de plus en plus de travailleurs.

Cet engouement s’est accentué avec la crise sanitaire qui a fait découvrir le télétravail à des milliers d’employés.

Nombreux sont ceux qui ont souhaité retrouver cette liberté et cette autonomie, même si les débuts peuvent parfois être difficiles.

Être à son compte en freelance

Le freelance est un travailleur indépendant et autonome. Il ne dépend pas d’un contrat de travail salarié, mais est à son propre compte. On le différencie généralement du chef d’entreprise qui a des locaux pour sa société et plusieurs employés.

On peut décider d’être freelance à côté de son travail habituel et salarié, ou à côté de ses études. Cela permet alors de dégager un complément de revenus ou d’acquérir de nouvelles compétences et de l’expérience.

Le freelance peut également vivre à 100 % de son activité et y dédier tout son temps de travail. Ça devient alors une vraie carrière !

En remote ou en télétravail ?

Le télétravail ou le travail en remote diffèrent du freelancing dans la mesure où ce sont des modes de fonctionnement qui impliquent d’être salarié d’une entreprise.

Le télétravail est ponctuel : l’employé garde sa place au sein de la société et rejoint son bureau plusieurs fois par semaine pour des journées ou demi-journées avec ses collègues.

travailler en freelance pour une entreprise

Le remote implique un vrai état d’esprit et une plus grande liberté. C’est ce qui se rapproche le plus du freelancing, sans en être.

L’employé en remote a une plus grande autonomie que le télétravailleur : il peut vivre à l’autre bout de monde par exemple. Certaines entreprises n’ont même pas de bureaux du tout et fonctionnent 100 % en remote.

Le freelance travaille souvent de chez lui ou depuis le lieu de son choix. Certains préfèrent louer des bureaux ou se rendre dans un coworking.

Mais la grande différence réside dans son indépendance : le freelance est son propre patron.

Il gère de A à Z tout le fonctionnement de son entreprise – en déléguant parfois certaines tâches. Il décide des tarifs, des prestations, de la communication, du statut juridique, etc.

Le cas des freelances digital nomads

Un digital nomad est un travailleur qui a juste besoin de son ordinateur et d’une connexion internet pour son job. Cela concerne donc avant tout les professionnels du monde numérique et du web.

Les digital nomads vivent généralement à l’étranger et voyagent régulièrement. Toutefois, le nomadisme digital local – à l’échelle d’un pays – se développe également.

La grande majorité des digital nomads travaillent en freelance, même si quelques uns sont des employés en remote.

Pour travailler depuis l’étranger en freelancing, il faut avoir un statut et déclarer ses revenus dans son pays d’attache si on se déplace régulièrement (tous les trois mois généralement), et/ou dans le pays d’accueil si on souhaite y séjourner longtemps (une année par exemple).

La plupart des digital nomads se trouvent dans l’hémisphère Sud, en Asie du sud-est et en Amérique latine notamment.

Quels sont les métiers des freelances ?

On pense souvent que les freelances travaillent tous sur internet. Pourtant, le champ des possibles est très étendu pour être travailleur indépendant, et de nombreux métiers sont disponibles.

L’imagination est en fin de compte la seule limite. On peut tout à fait créer un nouveau métier, unique, pour devenir freelance.

Les freelances du numérique et du digital

Travailler en freelance sur internet est la façon la plus commune de se lancer dans ce métier. En effet, pour trouver des clients et développer sa visibilité, de nombreux travailleurs autonomes doivent en passer par là, même si ce n’est pas leur profession de base.

Le freelancing est né des métiers du web et du digital. La grande majorité de ses adeptes ont des professions en lien direct avec cet univers : développeur, rédacteur web, consultant en référencement naturel ou en audit, community manager, gestionnaire de publicité/Ads, webmarketeur, etc.

La vente et le commerce en freelance

Il est tout à fait possible de vendre ses produits ou de faire du commerce en étant freelance. C’est même la meilleure façon de débuter avant de lancer sa société.

Faire les marchés de plein vent, créer son site e-commerce, ouvrir sa propre boutique… les choix sont variés.

Les services à la personne

Les travailleurs qui œuvrent dans le domaine du service à la personne – au sens large –, sont très nombreux à être freelance.

Coiffeur, thérapeute, conseiller financier, plombier, professeur de yoga, médium, coach sportif, esthéticienne… Ils sont à leur propre compte et mènent seuls leur petite entreprise en tant que freelance.

Être créateur ou artisan freelance

Créateur de bijoux ou de vêtements, pyrogravure ou broderie faites mains, confitures réalisées maison, illustrateur… Les artisans et les créateurs peuvent aussi être freelance afin de faire connaître et vendre leurs réalisations.

Attention : cela est différent pour les auteurs, qui ont un statut particulier et font un métier vraiment à part.

Les qualités pour devenir freelance

Tout le monde ne peut pas devenir freelance. Il faut une profonde envie d’être son propre patron et un certain goût de l’aventure pour quitter la sécurité et la stabilité du salariat.

Car le freelancing demande un certain sens de la gestion ainsi que du sang-froid, pour ménager le va-et-vient des clients et des missions.

Pour réussir dans ce type de carrière professionnelle, il faut :

  • des qualités en communication et un bon sens du relationnel, pour échanger avec les clients et partenaires,
  • de l’audace et de la persévérance, pour continuer malgré les aléas de l’entreprenariat,
  • de la créativité, pour réinventer son métier, ou sa façon de prospecter et de se faire connaître,
  • un bon sens de l’organisation, pour pouvoir gérer l’administratif et la comptabilité,
  • de l’autonomie, car le freelance prend ses décisions et gère son temps de travail seul.

La vie de freelance évolue toujours.

La liberté possible grâce à ce mode de travail conviendra parfaitement aux profils atypiques, qui ont besoin de changements et de challenges réguliers, ou qui s’ennuient dans le salariat.

Il en va de même pour les personnes qui ont des difficultés avec le système hiérarchique des entreprises classiques.

Qui sont les clients du freelance ?

Travailler à son compte en tant que freelance, c’est bien. Mais pouvoir en vivre, c’est mieux.

Pour cela, chaque freelance doit donc trouver des clients afin de vivre de son activité et de se développer.

Les particuliers

Quand un freelance est commerçant ou travaille dans le service à la personne, ses clients principaux sont avant tout des particuliers.

Les missions et les transactions se réalisent alors le plus souvent à une échelle locale, sauf en cas d’e-commerce.

Les plateformes de freelancing

En début de carrière, un freelance – surtout pour les travailleurs du web – se tourne très souvent vers des plateformes comme Malt, Fiverr, 5euros, Codeur, ou encore Crème de la Crème.

Ces plateformes mettent en lien directement clients et prestataires, tout en assurant la sécurité des paiements, en échange d’une commission.

Chaque plateforme a son fonctionnement propre.

Ces sites pour travailler en freelance définissent eux-mêmes leurs prix (souvent très faibles), ou laissent le travailleur indépendant décider du tarif à proposer.

Aujourd’hui, de nombreuses autres plateformes spécialisées en service à la personne (coiffure, bricolage, etc.) existent et multiplient les opportunités de trouver des clients.

Quoi qu’il en soit, si vous cherchez un site pour travailler en freelance, les choix ne manquent pas.

Les agences et entreprises

De nombreuses prestations des freelances s’adressent exclusivement aux entreprises : agences de communication, sociétés de tout secteur, professions libérales, autres freelances, etc. Certains métiers s’adressent à la fois aux particuliers et aux entreprises.

Ces missions peuvent être ponctuelles ou devenir une vraie collaboration à long terme.

Selon le type de service, le freelance peut travailler à distance, qu’importe son lieu de résidence, ou se déplacer physiquement au sein de l’entreprise cliente.

Comment travailler en freelance ?

Pour devenir freelance, il est nécessaire pour être en règle de faire les choses dans l’ordre.

Le choix du statut juridique est important, car il déterminera la façon de fonctionner du freelance ainsi que ses charges et cotisations, ou son plafond de chiffres d’affaires par exemple.

Après ces démarches administratives réalisées, il faudra fixer des prix justes et adéquats.

Quel statut pour travailler en freelance ?

Pour travailler en freelance en France, il faut un statut juridique avec un numéro SIRET, pour pouvoir réaliser des devis, facturer et cotiser.

Plusieurs options s’offrent à vous, entre le régime de la micro-entreprise et le régime des sociétés.

La micro-entreprise, plébiscitée par les freelances

La forme juridique la plus simple à mettre en place est la micro-entreprise, – anciennement appelée auto-entreprise. Ce statut n’est pas soumis à la TVA (à condition de ne pas dépasser le seuil de 85 800 € pour les commerçants et de 34 400 € pour les autres), ce qui évite quelques casse-têtes administratifs au début. La micro-entreprise n’est possible que si le chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 72 600 € HT pour la prestation de services, et 176 200 € HT pour les activités commerciales.

L’EIRL, pour protéger ses biens personnels

L’EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) présente l’avantage pour l’entrepreneur de mettre à l’abri ses biens personnels, qui sont séparés du patrimoine professionnel, à l’inverse de la micro-entreprise. Toutefois, elle peut bénéficier du même-régime (micro-BIC), et de ses facilités de gestion. Cette forme juridique reste assez simple à mettre en place.

L’EURL, premiers pas vers le régime des sociétés

L’entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) est moins courante. C’est une forme de société commerciale où travaille une seule personne, soumise à l’impôt sur les sociétés. Il est possible de céder la gérance d’une EURL. Ce statut juridique permet également de protéger son patrimoine personnel des déboires professionnels.

La SASU, pour être assimilé salarié

La SASU a de grandes similitudes avec l’EURL. Toutefois, son dirigeant est assimilé salarié et reçoit donc sa rémunération avec des bulletins de paie. Sa protection sociale est meilleure, mais les charges sociales sont aussi plus élevées, et la part administrative plus conséquente.

Le portage salarial, un compromis

Lors d’un portage salarial, le freelance devient salarié, avec tous les avantages que cela implique : administratif allégé, couverture sociale, arrêt maladie, pas de déclarations de TVA, etc. Le travailleur est protégé, notamment des impayés de ses clients. Il garde son autonomie quant à son activité, ses missions et ses tarifs. En contrepartie, les frais de gestion à payer prennent en moyenne 10 % du chiffre d’affaires.

Comment fixer ses prix en tant que freelance ?

Une des problématiques du freelance est de fixer justement ses prix. Il pourrait être tenté au début de sa carrière de proposer des tarifs très faibles, afin d’attirer la clientèle. Toutefois, ce nivellement par le bas n’est pas souhaitable pour sa profession dans son ensemble, et donne une mauvaise image du travail du freelance. En effet, la qualité et la valeur, ça a un coût !

Pour choisir des tarifs cohérents avec ses compétences et son expertise, le freelance peut prendre en comparaison les prix pratiqués chez ses concurrents. Il doit apprendre à fixer son TJM, taux journalier moyen. Pour cela, il faut garder en tête que les besoins en trésorerie et les charges prennent en moyenne 30 à 50 % des revenus générés.

Le freelance qui propose des services peut facturer à l’heure, au jour, à la mission ou au forfait. S’il vend sa production ou des articles, il doit prendre en compte le coût de sa matière première et le temps de réalisation.

Se former quand on est freelance

Quand on est freelance, il est important de posséder une vraie expertise dans son domaine. Cela peut notamment être fourni par les études supérieures et leurs diplômes. Toutefois, de nombreux freelances se sont également formés « sur le tas » et en autodidacte.

Pour les métiers du web notamment, de nombreuses possibilités gratuites fourmillent sur le web pour gagner en compétence : webinaire, MOOC, livre blanc, comptes intéressants sur les réseaux sociaux, blogs spécialisés, masterclass, etc.

travailler en freelance salaire

L’importance d’avoir des bases solides se fait parfois ressentir, et il est alors important de suivre une formation complète. En ligne, en alternance, en poursuite d’étude, en présentiel… : les possibilités sont multiples.

Le financement reste alors le frein principal quand l’intéressé ne peut pas s’offrir cette formation par ses propres moyens. Il existe pourtant des opportunités pour se faire payer ou rembourser tout ou partie de ces enseignements :

  • une prise en charge par Pôle Emploi ou certaines collectivités,
  • l’utilisation de son CPF (compte personnel formation),
  • le crédit d’impôt pour la formation des dirigeants d’entreprises,
  • un financement par le fond d’assurance formation (FAF) ou l’opérateur de compétence (OPCO) propre à son entreprise.

Les formations sont souvent indispensables, car le travail du freelance ne se limite pas uniquement à son cœur de métier.

Un toiletteur pour chien, par exemple, devra également assurer sa gestion administrative, sa comptabilité, trouver un terminal de paiement, un moyen de se faire connaître (site internet ou flyer par exemple). Cela exige des ressources ou des compétences que l’on a rarement initialement.

Libre ensuite au freelance de tout faire par lui-même ou de déléguer aux personnes compétentes.

Devenir freelance : ce qu’il faut retenir

Travailler comme freelance est une expérience unique qui demande de l’adaptabilité. C’est l’occasion d’exercer dans le domaine de son choix et de bénéficier d’une vraie autonomie.

Pour cela, il est nécessaire de choisir le statut juridique le mieux adapté et de fixer correctement ses prix.

Les métiers possibles sont innombrables, et le type de clients dépend directement de l’activité exercée.

Une fois lancé, il est nécessaire de faire de la prospection pour trouver ses premières missions, et c’est parti !

Xavier


À propos de l'auteur

Rentier depuis 2014 après cinq longues années de galère, je partage sur ce blog astuces et bons plans pour atteindre la plénitude financière. Toujours à l’affût de nouvelles opportunités financières pour ma communauté de lecteurs, je fais le point chaque semaine à travers mes articles et ma newsletter.
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